
Établissements : Collège Le grand Champ
Ville(s) : Pont-de-Chéruy
A. Le numérique au service des apprentissages
À travers la création d’affiches ludiques, nous souhaitions aider nos élèves à mieux s’informer lorsqu’ils utilisent les outils numériques. Ainsi, ils ont appris ce qu’est le RGPD, à faire preuve d’esprit critique (se méfier d’informations/d’images extraordinaires, connaitre les réflexes à adopter pour repérer une fake-news), l’importance de respecter les droits et devoirs de chacun (travail autour du cyberharcèlement), etc. En début de projet, la majorité des élèves du club ne savait pas copier-coller une image, créer un questionnaire numérique, utiliser l’IA. Les compétences liées au domaine du numérique ont donc été davantage travaillées puis maîtrisées, au fur et à mesure des séances.
Par ailleurs, les élèves n’ont eu aucun mal à collaborer avec un groupe pour co-produire des ressources (compétence du CRNC) : répartition des rôles pour les recherches puis pour les enregistrements, choix des images pour les affiches, choix des questions / réponses et prise en charge des questionnaires à scanner, etc.)
L’objectif principal était de traiter les questions liées aux dangers d’internet et des réseaux sociaux. L’idée était que ce soient les élèves qui informent leurs pairs, et non des adultes, par le biais d’affiches à QR codes à scanner notamment. Le but était que les élèves construisent leur affiche numérique de A à Z : choix du sujet, réflexion et recherches en salle informatique, réalisation des questionnaires, choix des illustrations avant de s’exercer sur des applications dédiées. Des temps d’enregistrement en salle radio ont ponctué le projet, que nous voulions ludique. Pour cela, des compétences de notre référentiel Pronote ont été travaillées telles « se documenter », « Utiliser des outils numériques », « travailler ensemble », « s’exprimer à l’oral ». Notre souhait était de guider les élèves tout en leur laissant une forte autonomie.
En amont, nous avons ciblé des compétences du CRNC indispensables à l’aboutissement du projet. Au vu de la très faible autonomie des élèves de notre club, nous avons pris le temps nécessaire pour les aider à mener une recherche informatique. Il nous a fallu nous adapter, et parfois moduler nos exigences pour que les élèves de 6e notamment acquièrent vraiment les compétences liées à la fiabilité des sources, à la gestion et protection des données personnelles. Les travaux de groupe (en salle informatique puis au studio d’enregistrement) ont été l’occasion de moments de complicité et de partage riches et constructifs entre les enseignants et les élèves (sur l’utilisation des réseaux sociaux, des fake news par exemple). Ce genre de projet nous apprend à prendre le temps d’échanger, de débattre, de coopérer. La présentation de leur travail lors de la soirée portes-ouvertes du collège est valorisant et motivant !

Cycle 2
Cycle 3
Établissements : Ecole de Centron
Ville(s) : Aime la Plagne
A. Le numérique au service des apprentissages
Dans la classe de CE2 CM1 CM2 : amélioration langage oral : prononciation et syntaxe, stock de vocabulaire et argumentation.
L’expression orale est le point d’amélioration le plus flagrant dans la classe des grands. Si au début mettre de l’intonation, s’écouter pour s’améliorer était source d’inquiétude les élèves se sont tous impliqués pour rendre le projet qualitatif.
Le travail d’écoute et de relecture des dialogues a permis d’enrichir le stock de vocabulaire ainsi que la syntaxe. Un vrai travail de réflexion a été porté sur la mise en voix et l’intonation. Les élèves sont maintenant en capacité de parler clairement, articuler, adapter leur voix à un enregistrement.
Nous observons aussi une amélioration de l’apprentissage des périodes historiques (repères chronologiques, personnages, événements importants). Ils sont capables de reformuler des connaissances historiques avec leurs propres mots. Grâce à la réalisation des podcasts, ils ont pu développer une première démarche de recherche (lecture de documents, sélection d’informations, tri sur des sites internet).
Enfin, ce projet a permis à tous les élèves de développer l’autonomie et le travail en groupe. Apprendre à coopérer, s’organiser et trouver sa place dans un projet de groupe. La motivation été renforcée grâce à cet engagement des élèves.
Dans la classe maternelle-CP-CE1: le 1er effet est l'enrichissement du stock langagier et la mémorisation des notions vues en classe. Les enfants , au départ impressionnés par l'enregistreur, se sont habitués et ont vraiment apprécié, de s'entendre, de refaire, de s'améliorer.
La construction de la dictée à l'adulte au préalable de l'enregistrement a encore plus de sens.
La pratique du langage oral est nettement renforcée.
La prononciation et la hauteur de voix se sont beaucoup améliorés.
L’objectif est de travailler ce langage oral en ayant un objectif : la réalisation de podcasts qui seront diffusés sur Educartable pour les familles de l’école et plus tard sur le site Podeduc.
-Langage oral, écrit, étude de la langue, les différentes périodes historiques
-Présenter de façon ordonnée des informations et des explications
-Raconter une histoire
-Participer à un projet d’écriture collectif
-Publier des contenus en ligne
-Utiliser un outil ou un service numérique pour communiquer
-Produire et enregistrer un document multimédia
-Utiliser les fonctionnalités élémentaires d’un environnement numérique
Utilisation de la pédagogie de projet qui permet aux élèves de travailler pour produire un contenu réel. Les séances deviennent plus dynamiques et permettent aux élèves de travailler en groupes : entraînement , mise en voix, exercices en musique pour oser parler devant un micro, un public.
Répartition des rôles et différenciation en fonctions de besoins et des envies des élèves : certains élèves peuvent participer à la recherche d’informations, d’autres à la rédaction, d’autres à l’enregistrement oral, d’autres à la distribution de la parole...
Apprentissage du montage audio pour travailler les fichiers d'enregistrement avec Audacity

Établissements : Collège Olympique
Ville(s) : Grenoble
A. Le numérique au service des apprentissages
Le premier élément marquant a été leur grande implication tout au long du processus. Le fait que leur création soit réellement soumise au vote de l'ensemble du collège a donné un sens concret à leur travail : chaque élève avait à cœur de défendre sa sonnerie, ce qui a nettement renforcé leur motivation et leur investissement, bien au-delà de ce qu'une activité scolaire classique aurait pu susciter.
Cette émulation a également favorisé une cohésion forte, aussi bien au sein des groupes de travail qu'à l'échelle de la classe entière. Portés par un objectif commun, les élèves ont naturellement développé un sentiment d'appartenance et de solidarité, chacun se sentant pleinement acteur et représentant du projet de sa classe.
Enfin, l'utilisation d'Ableton Live a suscité un enthousiasme notable. Nombreux sont les élèves qui ont manifesté un intérêt sincère et durable pour le logiciel, certains allant jusqu'à explorer ses fonctionnalités en dehors des heures de cours. Cette curiosité spontanée témoigne de la capacité du projet à créer une véritable appétence pour la création musicale numérique, ouvrant pour certains la porte vers une pratique artistique nouvelle.
Ce projet a été conçu autour de plusieurs objectifs pédagogiques complémentaires. En premier lieu, il s'agissait de faire découvrir aux élèves la Musique Assistée par Ordinateur (MAO) et de les initier à l'utilisation d'Ableton Live, logiciel professionnel de création sonore, leur permettant ainsi d'acquérir des compétences numériques concrètes qui pourront réutiliser dans des projets personnels.
Au-delà de l'aspect technique, le projet visait à développer la créativité musicale des élèves en les plaçant en situation réelle de composition. Chaque groupe devait réfléchir à une identité sonore cohérente, adaptée au contexte du collège, ce qui impliquait de faire des choix artistiques assumés et argumentés.
Le travail en groupe était également au cœur de la démarche : les élèves ont dû apprendre à collaborer, à partager les tâches, à écouter les propositions de chacun et à prendre des décisions collectives. Enfin, la phase de vote ouverte à toute la communauté scolaire a encouragé le développement de l'esprit critique, en invitant les élèves à évaluer les productions des autres avec bienveillance et discernement, tout en acceptant le regard extérieur porté sur leur propre travail.
Ce projet m'a conduit à suivre une formation de 5 heures sur Ableton Live, un logiciel de MAO professionnel. La mise en pratique de cette formation en collaboration avec les élèves m'a permis de développer de véritables compétences en production musicale assistée par ordinateur, et a renforcé ma motivation à approfondir cette pratique.
Forte de cette expérience, j'ai fait l'acquisition, via mon établissement, d'une carte son dédiée. Dès la prochaine année scolaire, j'intégrerai la MAO dans mes enseignements avec la classe Art du spectacle ainsi qu'avec la chorale, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pédagogiques pour ces deux groupes.
L'utilisation d'Ableton et d'Audacity avec la nouvelle carte son me permet également d'enregistrer tous les chants appris en classe pour que les élèves puissent les écouter chez eux et les travailler. C'est un outil très précieux pour mon travail.

Établissements : Collège Jacques Prévert et collège Roger Frison-Roche
Ville(s) : Gaillard, Chamonix
A. Le numérique au service des apprentissages
- Acquisition des compétences numériques grâce à une prise en main autonome des outils utilisés ; les compétences numériques du CRCN ont donc été validées. Les élèves ont travaillé et acquis les compétences suivantes :
- mener une recherche et une veille d'information et gérer des données (durant la phrase de recherche pour l'écriture de leur article) ;
- interagir, partager et publier, collaborer (utilisation de l'outil Digipad pour échanger avec le binôme) ;
- développer des documents textuels et des documents multimédia, les adapter à leur finalité (phase d'écriture et d'illustration de l'article avec Digidesign) ;
- sécuriser l'environnement numérique et protéger les données personnelles et la vie privée (présentation et utilisation des outils de la Digitale qui respectent le RGPD)
- résoudre des problèmes techniques et évoluer dans un environnement numérique (utilisation des salles informatiques et de tablettes, accompagnement vers l'autonomie).
- Prise de conscience des différences et des proximités entre les élèves des deux établissements.
- Développement de l’entraide, aussi bien “physique” (au sein de la classe) que virtuelle (entre les binômes des deux établissements).
- Effets positifs sur la confiance en soi (tous les élèves se sont engagés dans ce projet, pas de décrochage car les élèves se sentaient capables de réussir).
- Travailler avec des élèves de Chamonix et de Gaillard et constater qu'on peut mener les mêmes séquences, les mêmes projets si on travaille avec motivation et volonté.
- Remédier à la méconnaissance des élèves sur leur département, en menant un travail de recherches sur le territoire et ses caractéristiques : flux migratoires, tourisme, décolletage et enjeux climatiques.
- Accompagner les élèves en classe avec des outils en libre accès RGPD, et ce afin de systématiser leur utilisation pour gagner en autonomie.
- Favoriser un tutorat entre pairs, et ce afin de comprendre comment le numérique peut nous aider sans nous remplacer (en ayant une utilisation raisonnée et consciente de ces outils).
- Répartition de la charge de travail, ce qui nous a permis de mener un travail ambitieux avec les élèves sans être débordés par la préparation de la séquence ou la mise en forme du journal final.
- Meilleure compréhension des difficultés de nos élèves (par la comparaison des réactions pendant les séances).
- Effets positifs sur la confiance en soi : il était parfois rassurant de voir que certaines séances fastidieuses chez l’une pouvaient être réussies chez l’autre. De même, ce projet nous a permis de nous sentir moins isolées (nous étions toujours deux à réfléchir au projet et donc deux face aux éventuelles difficultés et contre-temps).
- Meilleure gestion du temps : puisque nous devions avancer plus ou moins simultanément, cela mettait un cadre à nos cours.

Établissements : Ecoles Grangeneuve et Pracomtal
Ville(s) : MONTELIMAR
A. Le numérique au service des apprentissages
Les élèves ont été évalués lors de la toute première séance sur le nombre de mots tapés par minute avec 100% de précision (grâce au jeu éducatif "Vitesse de frappe au clavier" du site logicieleducatif.fr). Aucune indication (hormis la validation des réponses) n'a été fournie aux élèves pour avoir un point de départ totalement neutre sur l'ensemble des élèves.
Une fois les 5 séances passées, ils ont à nouveau été évalués grâce au même outil.
Plusieurs observations positives sont effectuées :
- Une très grande autonomie de la part des élèves grâce au logiciel.
- Un apprentissage des touches rapide (sur les 485 leçons disponibles, en 5h un grand nombre d'élèves est arrivé à passer la centaine de leçons !).
- De bonnes habitudes de frappes au clavier sont installés.
- Une évolution significative sur la vitesse de frappe avec 100% de précision. Sur les 3 classes évaluées (les 3 autres classes sont encore en train de participer à ce projet), soit sur 56 élèves, le nombre moyen de mots taper par minute correctement a augmenté de 2,5 (passant de 5,5 mots par minute à 8 mots par minute). Quelques élèves ont moins performé ou ont stagné entre l'évaluation initiale et l'évaluation finale. Pour le moment, l'élève ayant le plus grand delta positif est d'un gain de 10 mots par minute.
- Une remotivation de certains élèves en difficulté face à l'enseignement, à lier avec une augmentation de l'estime de soi.
Un lien vers un article dans la Gazette du REP, créé par des élèves des classes concernés, sera publié en fin d'année scolaire. (Le lien vers les Gazettes du REP est posté en avance, mais la Gazette du REP concernée sera la Gazette n°2526-2)
En fin d'année scolaire, et suivant l'avancement des professeurs des écoles dans leurs programmes, l'ensemble des enseignants souhaitent revenir au collège pour poursuivre encore le travail.
Initialement, le projet portait sur l'utilisation de logiciels de type traitement de texte et tableur avec deux buts.
Le premier était la découverte de l'environnement numérique lié à l'ordinateur, l'utilisation de la souris et du clavier. Cela est nécessaire pour les élèves de CM1-CM2 du REP, très éloignés de l'outil numérique. Cela a un impact important en début d'année de 6°, notamment face aux évaluations nationales. Depuis qu'un travail annuel est fourni sur ce premier objectif, les barrières liées à l'usage du numérique sont estompées par rapport à des élèves issus d'autres écoles dont le taux de CSP+ des parents est plus élevé.
Le second objectif était la construction d'une enquête liée au thème de l'environnement.
Cependant, après l'envoi d'un outil d'apprentissage des touches du clavier de la part de M. Cargnelutti, et après discussion avec les enseignants en charge des élèves de CM1 et CM2 des écoles, il a été décidé de ne travailler qu'avec cet outil sur 5h par classes (6 classes au total). L'outil en question est celui-ci : https://www.edclub.com/fr/library/expedition-dactylo.
Le but a donc été l'utilisation et la connaissance des touches du clavier uniquement.
Forts de plusieurs années de travail sur l'outil informatique, l'école de Pracomtal, notamment, a porté un item lié à l'Education aux Médias et à l'Informatique dans leur projet d'école nouvellement écrit, dans le but de poursuivre le travail débuté lors des séances numériques.
Pour l'ensemble des enseignants du premier degré, ils travaillent dès qu'ils le peuvent sur l'outil informatique qu'ils ont dans leur classe. Cependant, n'ayant qu'un ordinateur pour une classe complète, l'efficacité n'est pas totale.

Cycle 4
Cycle terminal
Établissements : Annexe pédagogique Soins Etudes du lycée Champollion Collège des collines – Chirens
Ville(s) : Etablissement 1 : Chirens _ Etablissement 2 :La Tronche
A. Le numérique au service des apprentissages
Les résultats du sondage (effectué avec l’outil SONDAGE de PRONOTE) montrent un retour très positif des élèves concernant les effets du dispositif sur leurs apprentissages.
§ Une large majorité des élèves:
_ estime avoir pu avancer à son rythme (77 %)
_ pense que les exercices proposés correspondaient à leur niveau (81 %).
_ perçoit les exercices interactifs et les aides proposées (vidéos, indices, corrections, consignes) comme utiles par plus de 80 % des élèves.
D’autre part, les élèves soulignent également une meilleure compréhension de leurs points forts et difficultés grâce aux outils d’autoévaluation (83 % d’avis favorables).
§ Le dispositif semble aussi avoir renforcé l’autonomie et l’engagement : plus de 80% élèves déclarent se sentir plus autonomes et davantage acteurs de leurs apprentissages.
Toutefois sur le fond : les retours côté enseignants sont parfois plus partagés. Un étayage personnel s’avère indispensable pour certains profils d’élèves (pour les moins autonomes ou les moins investis). Une mise en commun collective (tissage) est également nécessaire à la fin de chaque objectif du plan de travail.
Sur la forme : cocher directement le plan de travail a permis un repérage plus efficace de l’avancement du travail pour l’élève et pour le professeur.
§ Par ailleurs, plusieurs indicateurs montrent une amélioration de la confiance en soi et de la persévérance face aux difficultés.
§ Enfin, les élèves ont particulièrement apprécié la possibilité de recommencer les évaluations afin de progresser (96 % d’avis favorables). Une majorité souhaite poursuivre ce type de fonctionnement à l’avenir (80%). Ces résultats sont cohérents avec le ressenti des enseignants : les élèves ont été des acteurs encore plus efficaces de leur apprentissage lors de leur 2ème plan de travail.
Le projet « Heures numériques 2025-2026 » avait pour objectif principal de favoriser la réussite des élèves en mathématiques grâce à des pratiques pédagogiques plus différenciées et à l’usage d’outils numériques adaptés. Il s’inscrivait dans une démarche visant à renforcer la confiance des élèves dans leurs capacités d’apprentissage et à développer leur autonomie.
Les objectifs pédagogiques poursuivis étaient les suivants :
- permettre à chaque élève de progresser à son rythme grâce à des parcours personnalisés ;
- valoriser les réussites individuelles afin de renforcer l’estime de soi ;
- amener l’élève à concevoir l’erreur comme un élément normal du processus d’apprentissage ;
- développer la persévérance et l’engagement des élèves face aux difficultés ;
- favoriser l’autonomie dans le travail et l’autoévaluation des compétences ;
- adapter les apprentissages aux besoins variés des élèves, notamment ceux à besoins particuliers, dans le cadre de la Conception Universelle des Apprentissages (CUA) ;
- proposer des feedbacks rapides et des outils de remédiation grâce aux exercices interactifs et aux supports numériques ;
- développer des compétences transversales telles que l’organisation du travail personnel ;
- proposer des ressources hybrides (papier- informatique) avec un usage raisonné du numérique.
Le projet visait également à travailler différentes compétences :
_ les six compétences mathématiques (chercher, représenter, modéliser, calculer, raisonner, communiquer)
_ plusieurs compétences du CRCN liées à l’environnement numérique
_ des compétences transversales (autonomie, l’autoévaluation, investissement,…)
Ce projet a conduit les enseignants à faire évoluer leurs pratiques vers une pédagogie davantage explicite et un contenu plus formalisé.
La mise en place des plans de travail et des parcours numériques a permis une meilleure connaissance des rythmes d’apprentissage des élèves et un suivi plus individualisé des progrès.
L’utilisation d’outils numériques variés (Moodle ELEA, exercices interactifs, capsules vidéo, applications mathématiques, autoévaluations) a enrichi les modalités d’enseignement et favorisé des retours plus rapides et personnalisés aux élèves.
Ce dispositif a permis davantage d’accompagnement, d’écoute et de remédiation individualisée, avec une place plus importante accordée à l’autonomie et à l’autoévaluation des élèves. A travers cette expérimentation, les enseignants ont pu explorer des apports possibles de l’intelligence artificielle dans la conception de parcours pédagogiques, et certaines de leurs limites.

Cycle terminal
Établissements : Collège Edmond rostand, Lycée Philibert Delorme, Lycée Ella Fitzgerald,Collège le Massegu
Ville(s) : La Ravoire, Vienne-St Romain en Gal, L'Isle-d'Abeau, Vif
A. Le numérique au service des apprentissages
Les quiz réalisés avec les élèves de cette année confirment le fait que les élèves remplissent volontiers le tableau des degrés de certitudes.
Les modifications apportées concernant la saisie des commentaires : limiter le nombre de commentaires à saisir, rédiger le commentaire comme un conseil à soi-même pour éviter de reproduire la même erreur, relire facilement les commentaires écrits lors des quiz précédents semblent avoir un effet positif sur l’implication des élèves dans cette tâche, y compris pour les plus fragiles d’entre eux.
La possibilité de pouvoir suivre l’évolution de ses indicateurs métacognitifs, en particulier l’indice de lucidité, semble avoir été appréciée par les élèves, certains d’entre eux allant les consulter spontanément.
Les stratégies de modelage et de pratique guidée envisagées restent encore à tester.
Une expérimentation menée l’année précédente a montré que les élèves perçoivent davantage l’intérêt d’indiquer son degré de certitude que celui de saisir des commentaires. Des différences importantes existent cependant dans les capacités des élèves à estimer correctement la fiabilité de leurs réponses et à saisir des commentaires métacognitifs pertinents, ce qui est en revanche un point particulièrement intéressant à travailler pour les enseignants.
Notre objectif de cette année était donc de tester de nouvelles stratégies afin de mieux accompagner les élèves les plus fragiles dans l’estimation de la fiabilité de leurs réponses et dans l’analyse de leurs erreurs et de leurs doutes.
Pour cela, nous avons imaginé des niveaux d’accompagnement progressifs.
Niveaux d’accompagnement possibles pour l’indication des degrés de certitude :
-
demander aux élèves d’aller voir un nouvel indicateur présent dans le plugin : l’indice de lucidité, afin de leur faire prendre conscience de la fiabilité de leurs estimations
-
modelage par l’enseignant des questions qu’il se pose lui-même quand il estime la fiabilité d’une réponse
-
pratique guidée entre élèves afin qu’ils se questionnent mutuellement sur les raisons du choix de leur réponse et de leur degré de certitude
Niveaux d’accompagnement envisagés possibles pour la saisie des commentaires :
-
limiter la demande à la saisie d’un commentaire pour une seule question afin de ne pas les décourager
-
proposer d’écrire un commentaire qui soit un conseil pour le prochain quiz (pour ne pas refaire la même erreur)
-
modelage par l’enseignant : formulation sur une des questions du quiz, des conseils qui pourraient permettre d’éviter la répétition de l’erreur.
-
pratique guidée entre élèves lors de la lecture du corrigé : les élèves se questionnent mutuellement sur l’erreur qu’ils ont commise et sur ce qu’il faut faire pour l’éviter.
L’expérimentation de cette année confirme l’intérêt que les enseignants portent à ce plugin qui apporte une plus-value incontestable par rapport à un quiz classique en offrant la possibilité de travailler la métacognition avec tous les élèves de manière concrète.
Elle confirme également la nécessité d’accompagner de façon progressive les élèves dans leur utilisation du plugin.

Établissements : Lycée général et technologique de l'Albanais, Lycée Hector Berlioz, Ecole des pupilles des l'air et de l'espace, Lycée Pierre Beghin, Lycée l'Oiselet, Lycée Charles Baudelaire, Lycée Emile Louvet
Ville(s) : Rumilly, La Cote Saint André, Bourgoin-Jallieu, Montbonnot-Saint-Martin, Valence, Grenoble, Cran-Gevrier
A. Le numérique au service des apprentissages
Les compétences essentielles attendues en SES s’améliorent chez les élèves en difficulté qui fournissent un travail personnel important. En revanche, les élèves déjà en réussite ne bénéficient pas spécifiquement de ces parcours ELEA, et ceux qui ne s’emparent pas de la plateforme ne peuvent pas en tirer pleinement profit (si le parcours est proposé en autonomie en temps hors classe, mais ils en profitent si l'enseignant le propose sur le temps de cours) . Nous remarquons une amélioration des résultats dans plusieurs compétences essentielles : lecture et manipulation de données statistiques, ainsi que construction d’une argumentation.
Les élèves sont très majoritairement enthousiasmés par les parcours proposés : sur ELEA, ils disposent de plusieurs types de médias (images, vidéos, voire audio) et d’activités interactives facilitant les apprentissages individualisés. Les neurosciences montrent que l’utilisation de multiples canaux sensoriels peut améliorer l’encodage et la récupération des informations. Les élèves soulignent qu’ils peuvent s’entraîner sur les points qui leur posent problème et revoir uniquement les parties du cours qu’ils ont du mal à comprendre.
Les élèves ont aussi souligné être moins stressés, car ils se sentent davantage préparés aux évaluations sommatives, grâce à la multiplicité des supports présents dans le parcours (et la possibilité de recommencer chaque exercice).
Les objectifs pédagogiques du projet sont de favoriser la différenciation pédagogique grâce à la création de parcours ELEA mutualisés entre enseignants de SES. Ces ressources doivent permettre aux élèves de s’entraîner de manière plus autonome et personnalisée, selon leurs besoins et leur rythme.
Le projet vise également à renforcer certaines compétences essentielles, notamment la lecture et la manipulation de données statistiques, ainsi que la construction d’une argumentation. Nous constatons qu'il existe beaucoup d'activités en ligne pour vérifier la compréhension des notions du cours, mais peu sur les compétences complexes comme la manipulation de données statistiques ou la construction d'un paragraphe argumenté : nous avons donc essayé de proposer systématiquement ce genre de ressources.
Les parcours proposés doivent aussi développer les compétences métacognitives des élèves grâce à des activités interactives et à des feedbacks immédiats.
Enfin, l’expérimentation cherche à accompagner les enseignants dans le suivi des progrès des élèves et dans l’adaptation de leurs pratiques pédagogiques.
Les premiers retours montrent que les parcours ELEA ont surtout été utilisés comme des supports complémentaires aux cours en présentiel, principalement pour les révisions, l’entraînement et l’approfondissement des notions. Les enseignants les mobilisent davantage dans une logique de travail à distance ou en autonomie, en dehors du temps de classe, afin de permettre aux élèves de retravailler certaines compétences à leur rythme.
Les usages observés mettent également en évidence un intérêt pour la différenciation pédagogique : certains élèves utilisent les parcours pour consolider des acquis, tandis que d’autres s’en servent pour approfondir certains points du programme. Les fonctionnalités de suivi permettent aux enseignants d’identifier plus facilement les difficultés rencontrées et d’adapter ensuite les reprises en classe. Les neurosciences mettent en évidence l’importance du feedback précis et immédiat pour le renforcement des connexions synaptiques et l’optimisation de l’apprentissage : l'immédiateté individualisée des rétroactions est plus délicate dans une configuration pédagogique classique, donc les parcours ELEA ont aussi été utilisé sur le temps de classe comme un moment de vérification des acquis.
Nous avons essayé d’ajouter des ateliers ELEA aux parcours pour permettre une évaluation par les pairs. Ces ateliers ont été appréciés des enseignants, qui nous ont indiqué s’être saisis de cette opportunité pour mettre en place une évaluation formative supplémentaire, permettant également de faire réfléchir les élèves aux attentes liées aux travaux réalisés.
Enfin, publier des parcours "clés en mains" permet aux plus grand nombre d'enseignants de s'en saisir : les retours ont été très positifs sur ce point, notamment lors de la Journée Académique Inspirante Magistère Eléa (JAIME). Des enseignants qui ne maîtrisaient pas pleinement l'outil ELEA ont téléchargé les parcours pour les proposer aux élèves : c'est une entrée intéressante vers de nouveaux gestes pédagogiques.

Cycle 3
Établissements : école élémentaire des POMMARIES, du PARMELAN, de VALLIN FIER
Ville(s) : ANNECY
A. Le numérique au service des apprentissages
Les effets observés sur les apprentissages des élèves sont multiples et concernent à la fois les compétences langagières, artistiques, numériques et psychosociales.
Sur le plan du langage, les élèves ont développé leurs compétences orales et écrites grâce à des activités de création autour du rythme, de la musique et de la production de textes. Le passage par l’oral, l’enregistrement audio et le travail collectif ont facilité l’entrée dans l’écriture et permis aux élèves de mieux structurer leurs idées et d’enrichir leurs productions écrites.
Le projet a également renforcé l’engagement et le plaisir d’apprendre. Les élèves ont pris goût à écrire, à partager leurs productions et à écouter celles des autres. Les activités artistiques et numériques ont favorisé une posture active, fondée sur l’expérimentation, les essais-erreurs et la créativité.
Des progrès ont aussi été observés dans les compétences psychosociales : les élèves ont appris à exprimer plus précisément leurs émotions, à développer leur confiance en eux, à coopérer et à valoriser les productions de leurs pairs dans une démarche collective et bienveillante.
Enfin, les élèves ont gagné en autonomie dans l’utilisation des outils numériques de l’ENT et ont commencé à développer des compétences relevant du CRCN, notamment dans les domaines de la communication, de la collaboration et de la création de contenus numériques.
Placer le numérique au service de la maîtrise des savoirs fondamentaux en français (lecture, écriture, oral). Tisser des liens interdisciplinaires, en liant l’éducation musicale comme support à la production d’oral et d’écrit. Rendre accessible l'entrée dans la langue orale et écrite par l'art puis avec l'aide de l'outil numérique. Création de cahiers multimédia, en français et en anglais pour s’intégrer au dispositif EMILE, pour découvrir des œuvres d’art, les étudier, les comparer, donner son point de vue, exprimer ses préférences (à l’oral ou à l’écrit) et ses émotions face à l’art du son, du visuel, de l’espace et de la scène. (Mise en parallèle avec le PEAC de la ville d’Annecy Education Musicale). S'enregistrer pour améliorer ses compétences orales, création d'un support audio qui servira la production écrite dans un second temps.
Ce projet a fait évoluer les pratiques enseignantes en encourageant une utilisation plus pédagogique et plus régulière de l’ENT, au-delà des usages administratifs habituels. Les enseignants ont été amenés à intégrer davantage l’outil numérique dans les apprentissages de la langue, en particulier pour soutenir la production orale et écrite, la différenciation pédagogique et l’autonomie des élèves.
Ce travail a favorisé des pratiques interdisciplinaires, en articulant français, éducation musicale, EMI et usages numériques autour de productions concrètes et motivantes. L’ENT est ainsi devenu un espace de création, de collaboration et de valorisation des productions des élèves.
L’accompagnement et les temps de réflexion prévus ont permis aux enseignants de développer leur confiance dans les usages pédagogiques du numérique, d’expérimenter de nouvelles modalités de travail et de mieux prendre en compte l’inclusion et l’accessibilité dans leurs pratiques de classe.